Abouna (Notre père)




Tahir, 15 ans et Amine, 8 ans, se réveillent un matin et découvrent que leur père a quitté le domicile familial. Choqués mais complices les deux frères partent à sa recherche, sèchent l’école et errent à travers la ville. Un jour dans une salle de cinéma ils pensent reconnaître leur père sur l’écran, dérobent les bobines du film et se retrouvent en prison. La mère lasse, mutique et démissionnaire les envoient étudier loin d’elle dans une école coranique.

Dans une interview le réalisateur confiait : « des pères disparaissent partout dans le monde, mais chez nous c’est particulier et traditionnel. Au XIXe siècle déjà, à l’Est du Tchad, des hommes partaient en pèlerinage à La Mecque et ne revenaient pas… Maintenant le phénomène s’est généralisé et l’action de mon film se situe au sud du pays, dans la capitale N’Djamena ».

Il a choisi de se pencher sur ceux qui restent, une famille plongée dans le désarroi par le départ du père. Il évoque la douleur de ceux qu’on abandonne avec des souvenirs encore vivaces. Comment combler l’absence, comment construire et se reconstruire quand il n’y a pas de repère, de transmission des liens ?

Plus qu’une fresque sociale Abouna est un conte amer bercé par la musique d’Ali Farka Touré et baignant dans une harmonie de couleurs chaudes.
Tchad, 2002
1h25

Réalisation et scénario : Mahamat-Saleh Haroum
Photographie : Abraham Haile Biru
Musique : Diego Mustapha N’Garade.
Interprétes : Ahidjo Mahamat Moussa, Hamza Moctar Aguid, Zara Haroun, Mounira Khalil et Koulsy Lamko.
Distribution : MK2 Diffusion
Critique - africultures.com
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Entretien - harmattan.fr
Fiche - diplomatie.gouv.fr

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