La Grande séduction


Dans un petit village portuaire, les habitants, autrefois de fiers pêcheurs, sont maintenant contraints de vivre des allocations. Au fil du temps, la fierté des villageois s’effrite et laisse place au désespoir. Germain décide de prendre les choses en main afin de répondre aux exigences d’une entreprise qui cherche à s’implanter, il doit attirer un médecin dans le minuscule patelin...

UN JEUNE REALISATEUR SOUTENU PAR UN CELEBRE PRODUCTEUR

La Grande séduction est le premier long métrage du Canadien Jean-François Pouliot qui débuta comme assistant réalisateur de Sergio Léone, puis de Tony Richarson. Après avoir travaillé comme directeur photo dans le cinéma d’animation, il passe ensuite à la réalisation de nombreux films publicitaires qui lui ont valu plusieurs récompenses.

Son premier long métrage a également été couvert de prix. C’est Roger Frappier qui l’a produit. Roger Frappier qui a déjà travaillé sur plusieurs succès du cinéma canadien, comme Le déclin de l’empire américain et Jésus de Montréal. Il a également produit Père et Fils (2003) que nous vous avions présenté dans le cadre de CINÉ-BLEU (Souvenez-vous : Philippe Noiret voulant rassembler ses trois fils, les emmenait en voyage au Canada !).

UNE COMEDIE SAVOUREUSE AU SERVICE DE L’HUMOUR CANADIEN

Le village de Sainte Marie-la-Mauderne se situe bien au Canada , mais il peut évoquer n’importe quelle bourgade subissant la désertification des campagnes. Tel un conte , le film pourrait débuter ainsi : « il était une fois un petit village qui se mourait et que ses habitants voulaient sauver à tout prix… ».

En effet, pour attirer un médecin dans ce « bout du monde », les villageois ne vont pas ménager leur peine :
Une fois découvert le candidat possible, ils iront au-devant de tous ses désirs. Ainsi, il aime le cricket, les habitants forment une équipe de cricket. Le tracé du terrain , en plein vent , reste un morceau d’anthologie.
Sa recette préférée est le bœuf Strogonoff. Pas de problème ! l’unique restaurant le met à sa carte.
Et pour mieux connaître ses goûts et les satisfaire, on met « sur écoute » le jeune médecin. Ce qui donne encore lieu à des scènes très réjouissantes ;
Évidemment, ce film bourré de trouvailles scénaristiques est interprété par d’excellents comédiens. Citons, entre autres, Raymond Bouchard, vieux routier des séries T.V. qui campe un Germain roublard à souhait, ainsi que la très charmante Lucie Laurier, postière ombrageuse, yogi à ses heures.

LES CRITIQUES

Une distribution sans faute, de belles idées de scénario et une humanité à fleur de peau sont la marque de fabrique de cette comédie populaire, au sens noble du terme, qui constitue un joli pied de nez à la mondialisation. Le petit village d'irréductibles n'est plus gaulois mais québécois! (STUDIO MAGAZINE – Thierry Cheze)

Une comédie où priment l'interprétation très naturelle des acteurs, les situations rocambolesques, les répliques savoureuses...et, pour nous, public français, le charme si efficace de l'accent québécois. (ADEN - Philippe Piazzo)

Une comédie enlevée, souvent très drôle, traitant d'un sujet rarement abordé au cinéma : la désertification des campagnes. Elle s'appuie sur une pléiade d'acteurs- de vraies gueules, inconnues chez nous- au meilleur de leur forme …sur un scénario en béton. Réjouissant. (TéléCinéObs - Véronique Le Bris)

EN CONCLUSION

Un bon moment de rire : cela ne se refuse pas ! Que l’accent québécois (si délectable) ne vous fasse pas peur ! Les situations sont simples et les acteurs si expressifs que l’on comprend cette savoureuse histoire sans forcément en saisir tous les dialogues.
Nous vous attendons nombreux pour partager presque deux heures de joyeux cinéma.

Annick Duval
Canada, 2003
1h54

Réalisation : Jean-François Pouliot
Scénario : Ken Scott
Interprètes : Raymond Bouchard, David Boutin, Steve Laurin, Benoît Brière, Pierre Collin, Lucie Laurier, Rita Lafontaine
Critique et forum - www.voir.ca

accueil - programmations - festival reflets du cinéma - éducation au cinéma - autres projets - liens - infos pratiques