Leili est avec moi
(Leili ba man ast)




Meshkini, jeune reporter, finit par s’engager dans les forces armées volontaires (basiji) pour obtenir le prêt bancaire nécessaire à la construction de sa maison. Envoyé avec un journaliste apparemment très religieux à Ahvâz, il se retrouve par une série de malentendus au-delà de la ligne de front alors que sa stratégie était de quitter la zone de guerre au plus tôt. Héros malgré lui, son aventure se transforme en parcours initiatique.

La singularité et le succès populaire de ce film proviennent d’abord d’un genre, la comédie, jamais appliqué en République islamique à la guerre. Ensuite, ce film est le premier à dépeindre des personnages d’opportunistes parmi les basiji, et ceux qui gravitent autour d’eux. La satire vise ceux qui bénéficient de la guerre, mais aussi le système qui oblige à cet engagement relevant plus d’intérêts financiers que de militantisme idéologique. Enfin, il brosse une satire humoristique des stéréotypes du front, et par là même du cinéma qui les exploite. Ce film hardi a sans doute été autorisé grâce au parcours spirituel du héros et à son évolution à la fin du film vers un comportement jugé «plus conforme» en République islamique.
Iran, 2006
1h35

Réalisation : Kamal Tabrizi
Scénario : Kamal Tabrizi, Reza Maqsoudi
Photographie : Mojtaba Rahimi
Interprètes : Parviz Parastoei, Mahmad Azizi, Shoreh Lorestani
Le cinéma de guerre iranien (Alain Brunet) - atmospheres53.org
Le cinéma iranien s'en va-t-en guerre, par Agnès Devictor - parsayan.org

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